Mon combat contre l’acné.

Voilà un article peu (voire pas du tout) glamour aujourd’hui mais qui malheureusement, touche un grand nombre d’entre nous.
Je vous conseille de vous installer bien confortablement à la lecture de cet article qui risque d’être un peu long, haha…
Je me suis battue près de 10 ans contre cette satanée maladie (parce que oui, quoi qu’on en dise, l’acné est une maladie dermatologique) et j’espère aujourd’hui en être totalement débarrassée !

Commencement acnéJ’ai commencé à avoir de l’acné au tout début de mon adolescence, je crois vers l’apparition de mes premières règles (je vous avais dit que ça serait glamour), même peut-être avant. Alors que nous nous étions rendu dans un planning familial avec ma classe afin de parler contraceptions, VIH et tutti quanti, j’ai appris que la pilule pouvait aider pour les problèmes de peau.
J’en ai parlé à ma maman et quelques semaines après, premier rendez-vous gynécologique. Je devais avoir 14 ans à tout casser et j’avoue qu’avoir rendez-vous avec un gynécologue si jeune, ça m’avait effrayé ! Le médecin m’a alors détecté un kyste aux ovaires qui provoquait une bonne partie de mon acné. Elle m’a alors prescrit une pilule composée de drospirénone, une hormone qui régule voire aide à la disparition totale de l’acné. Pour ma part, ça l’a considérablement diminuée les premiers mois puis, l’acné est revenue. Ma gynécologue m’a prescrit alors une autre pilule (Daphné), avec une dose maximale de cette hormone. Malgré cela, l’acné est restée.

En grandissant, j’ai eu envie de prendre plus soin de moi et j’utilisais des savons anti acné qui ne se sont pas avérés très efficace (style Clearasil, etc.). J’avais beau tester tous les produits et soins du monde, rien n’y faisait, les boutons persistaient. En plus de me faire terriblement mal, ils ont réellement diminuer ma confiance en moi. Je vous passe les moqueries voire les insultes que j’ai pu me ramasser tout au long de ma scolarité…

Le premier traitementQuelques années après, il y a deux ans plus ou moins, n’en pouvant plus, je suis allée voir un dermatologue que m’avait conseillé ma grand-mère (qui travaillait dans le paramédical, pour le lien 😉 ). Il m’a prescrit un traitement antibiotique, le Tetralysal à prendre avec une crème, Epiduo. J’ai dû prendre ce traitement pendant 2 mois et les résultats ont été nuls. Qui plus est, la crème m’avait vraiment irrité et asséché la peau, au point d’avoir des plaques rouges douloureuses dans le visage. Se débarrasser de l’acné c’est un fait, mais si c’est pour avoir des taches partout, je passe mon tour…
Après avoir discuté avec mon dermatologue, celui-ci m’a dit que mon acné était peut-être hormonale (sans blague, petit malin).
Je suis donc retournée chez ma gynécologue qui m’a proposé de faire un peeling.
Le but est simple : on vous enlève une couche de peau superficielle à l’aide d’un acide (c’est aussi douloureux que de le lire haha).
Cela peut paraître étonnant de la part d’un médecin gynécologue de proposer ce genre de traitements mais, elle s’est formée exprès car plusieurs de ses patientes souffraient d’acné et pas seulement au visage (je vous passe les détails, hein).
Nous avons d’abord fait un test sur un bout de peau pour voir comment elle réagissait puis une semaine plus tard, nous avons fait le visage complet.
Je tiens tout de même à préciser qu’un peeling dermatologique n’est pas une procédure à prendre à la légère. C’est très douloureux, ça a un coût et la peau peut très bien mal réagir. Si je l’ai fait, c’est parce que je faisais entièrement confiance à mon médecin qui me suivait depuis presque 10 ans. Qu’elle connaissait mon historique et savait à quel point je vivais mal cette maladie…
Résultat des courses : j’ai eu hyper mal, surtout pendant la cicatrisation où on avait littéralement l’impression que mon visage avait brûlé. La première semaine, j’avais limite honte de sortir de chez moi et évidemment, un minimum de maquillage recommandé (pour l’anecdote, j’étais en stage et je devais donner cours à une trentaine de personnes. La peau qui pèle et le visage tout rouge, rien de tel pour se mettre en confiance face à des inconnus haha). Mais une fois la cicatrisation finie, je dois dire que j’ai été époustouflée du résultat ! Presque plus de boutons et des cicatrices considérablement diminuées…

Le retour de l'acnéMalheureusement, l’acné est revenue en force (sinon, ça serait trop facile, hein).
Et à 24 ans, je peux vous assurer qu’on commence sérieusement à saturer de notre peau d’ado. J’ai donc changé de dermatologue et pris celui de mon beau-père.
En novembre dernier, lors d’une semaine de vacances dans ma famille, je suis donc allée voir cette fameuse dermatologue. Je lui ai expliqué toute mon histoire et assuré que je prenais soin de ma peau et que je n’utilisais que des crèmes parapharmaceutiques.
Le bon point, c’est qu’elle m’a encouragé à continuer l’application de ma crème La Roche-Posay Effaclar. Par contre, j’avais l’habitude d’utiliser la Epithéliale AH en crème de nuit pour réduire mes cicatrices mais ce genre de crème est à utiliser avec modérations car comédogène…

La fin des hostilitésConcernant le traitement, elle m’a d’abord parlé de Roaccutane. Ce qui m’a beaucoup effrayé car je me suis beaucoup renseignée sur le sujet et je sais que les effets secondaires sont lourds et durs à supporter (maux de dos, baisse de moral, sécheresse partout dans et sur le corps,…). Qui plus est, vivant à l’étranger, le suivi médical aurait été difficile puisqu’il demande une visite mensuelle et des prises de sang régulières.
D’un commun accord, nous nous sommes donc retournées vers le fameux Tetralysal, la fameuse crème Epiduo et un petit nouveau, des pilules de Zinc. Cette fois-ci, le traitement a duré 5 mois.

Le zinc était à prendre tous les matins ajun et servait à réduire mes cicatrices. Et sincèrement, je ne l’ai pas supporté, si bien que je l’ai vomi à deux reprises.
Sous les conseils de ma dermatologue, je l’ai donc pris tous les matins en mangeant et là, les maux de ventre sont passés.
Pour l’antibiotique, je devais en prendre un tous les soirs en mangeant également. Les premières jours du traitement, j’ai vraiment été très mal entre tête qui tourne et nausées. Il faut dire que les antibiotiques ont pour réputation de chambouler voire de détruire vos intestins.
Et enfin pour la crème, tous les soirs avant d’aller au lit sur peau nettoyée. Je devais bien faire attention de ne pas trop en mettre. Et parfois, j’ai dû l’alterner avec la Epitheliale dont je vous parlais plus haut car la Epiduoo me faisait trop mal et provoquait des plaques de sécheresses un peu partout (j’avais des fois mal au visage en me maquillant le lendemain)…
Tout ce joli traitement, avec des produits bio en nettoyants et soins (les Cattier dont je vous parlais ici) et un masque purifiant une fois pas semaine.

J’ai pris ce traitement pendant les 5 mois, qui m’ont vraiment paru une éternité. Mais j’ai tenu et aujourd’hui, cela fait plus ou moins deux mois que j’en suis quitte.
Le résultat ? Plus un seul bouton ! A part de temps en temps, pendant ma mauvaise semaine, par exemple.
J’ai vraiment attendu plusieurs semaines avant de rédiger cet article afin d’être sûre du résultat et là, il n’y a pas de doutes, l’acné est partie… Et j’espère, pour ne jamais revenir.
Il n’y a que les cicatrices qui ne sont pas totalement parties mais sincèrement, est-ce que ça part vraiment un jour ? Elles se sont atténuées et je n’ai pas encore fini mon deuxième pot d’Epiduo qui aide aussi à leur disparition. J’en mets donc encore quotidiennement en espérant voir quelques résultats encore…

Cet article un peu long touche à sa fin mais je trouvais cela important d’expliquer mon parcours sur le blog. Peut-être que des filles de mon âge souffrent du même problème que moi et personnellement, lire plusieurs articles avant et pendant mon traitement m’a vraiment fait me sentir moins seule…

Je tiens juste à préciser que ce n’est pas parce que mon traitement a fonctionné sur moi que ça sera le cas pour tout le monde. Une peau n’en est pas une autre et un corps n’en est pas un autre. Le prise d’antibiotiques n’est pas à prendre à la légère. C’est un médicament lourd, parfois dangereux, avec des effets secondaires pas très sympas…
Le but de cet article n’est absolument pas de faire la promotion de ces médicaments mais d’expliquer les diverses possibilités qu’il y a pour venir à bout de l’acné !
Je vous conseille vraiment d’aller voir un dermatologue, de lui parler de votre parcours et de laisser faire les pros qui en savent bien plus que moi sur le sujet !

Je serai super contente d’avoir vos retours et votre parcours en commentaires et j’y répondrai avec plaisir !

 

 

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8 réflexions sur “Mon combat contre l’acné.

  1. runfitandfun dit :

    Merci pour ce témoignage 🙂 Je pense que tu vas en aider plus d’une à se sentir moins seule. Personnellement, j’ai de l’acné depuis 13, 14 ans… Et encore aujourd’hui (27ans). Après 1001 essais de crème, traitements et compagnie j’ai décider de me résigner. Alors certe, j’en ai bien moins qu’à mon adolescence mais il persiste quand même. J’ai surtout pas mal de points noirs (Oui j’ai testé plusieurs patchs mais à part m’arracher la peau ils n’ont eu aucun effet😂) et quelque boutons kistes qui reviennent parfois (hum glam’ tout ça!). Mais pour moi c’est surtout au niveau alimentaire, dès que je mange gras (ou bois un petit verre 😇) c’est la catastrophe! Alors je fait attention et je m’en sors comme ça 🙂 (Et pour l’anecdote, je n’arrivait pas à prendre mon zinc à jeun… Je me sens moins seule lol)

    Aimé par 1 personne

    • Mo. dit :

      Me voilà moins seule aussi par rapport au zinc haha ! C’est sûr que l’alimentation et le rythme de vie jouent beaucoup aussi sur l’état de notre corps et donc, les boutons… C’est aussi quand je suis sortie que j’ai un petit bouton qui pousse mais je le traite de suite et après trois jours, c’est oublié ! En tout cas, c’est une satanée maladie et c’est vrai qu’il est très dur d’en venir à bout…

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  2. Aurélie dit :

    C’était intéressant de découvrir ton parcours et se sentir un peu moins seule dans ce combat contre cette satané acné ! J’ai eu le droit au fameux Roaccutane lorsque j’étais jeune. Un traitement lourd et éprouvant mais qui avait tout de même fait ses preuves …. Tout du moins pendant un temps… Tout est revenu plus tard même si la pilule que je prenais arrangeait tout de même les choses. Puis j’ai arrêté la pilule, j’ai été enceinte et même là où soit disant la peau devient belle, ce n’était toujours pas mon cas. Après l’accouchement rebelote. Bref, cette acné me mène toujours la vie dure à plus de 30 ans. Je vais reprendre des traitements mais visiblement le problème est hormonal et c’est ça qui me dérègle tout …! Youpi ! En tous cas, merci pour cet article, c’est un sujet dont les gens parlent peu et qui pourtant est très difficile à vivre et à gérer pour ceux qui en souffrent ! Alors ton témoignage en aidera certainement plus d’un !

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    • Mo. dit :

      Merci beaucoup pour ton commentaire encourageant ! C’est vrai qu’on dirait que l’acné semble être un genre de tabou alors que beaucoup en souffre…
      J’avais également entendu parler de rechute avécu Roaccutane et je ne voulais pas prendre le risque d’entamer un traitement aussi lourd pour avoir de possibles rechutes après… en tout cas, ton parcours est tout aussi impressionnant et j’espère que l’on en sera quitte un jour !! 😉

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