Whiplash.

Je n’avais jamais entendu parler de ce film jusqu’à ce que Monsieur m’en parle en me le décrivant comme étant un chef d’œuvre du 7ème art… Puis, j’ai vu que le réalisateur de « Whiplash » n’était autre que Damien Chazelle, auteur de « La La Land » (que je n’ai pas encore vu. Ne me jugez pas). Je me suis donc dit qu’il fallait que je fasse les choses dans l’ordre et que je vois « Whiplash », datant de 2014, avant de voir sa célèbre comédie musicale…

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Le speech Andrew est élève au conservatoire de Manhattan et rêve de devenir un batteur de jazz à succès. Il n’a pas d’ami et consacre l’entièreté de son temps à s’entrainer. Son but, au sein du conservatoire, est de rejoindre l’orchestre de Terence Fletcher, musicien de renommée et professeur tyrannique… Le jour où il intègre sa troupe, sa vie va pourtant bien changer et son rapport à la musique aussi…

Ce que j’en ai penséDans « Whiplash », rien n’est dans l’action, tout est dans le sentiment et la psychologie.  Et pourtant, on se croirait à coups sûrs dans un thriller ou un film d’action tant l’intrigue et la relation aux personnages est intense. Même si le film pourrait paraître lent, on n’en perd pas une miette et on ne décroche jamais, jusqu’à en être épuisé en générique de fin.

On part à la rencontre d’un jeune garçon de 19 ans, des rêves plein la tête, prêt à passer à côté de sa vie pour être reconnu professionnellement. Parfois, j’avais l’impression de me voir à son âge (je me prends pour une vieille alors que je n’ai pas encore 25 ans… Tout va bien). Une vie remplie d’espoirs et d’envies à accomplir, prêt à tous les sacrifices…
Et Damien Chazelle l’exprime fort bien dans son film. C’est très émouvant, je trouve, de voir des jeunes aussi passionnés et dévoués pour leur art.

Mais ce n’est pas la passion, je trouve, qui fait la force de « Whiplash ». Le vrai pilier du film, c’est la relation conflictuelle et à la fois fusionnelle du professeur et de son élève. C’est à rendre le spectateur fou de voir un adulescent comme j’aime les appeler, se laisser rabaisser de la sorte par un tyran despotique tel que Fletcher. Sans jamais baisser les bras, quitte à avoir les mains en sang et en étant aussi admiratif qu’au premier jour… C’est tout le côté thriller que j’évoquais plus haut dans l’article. On ne peut s’empêcher de se demander constamment « Mais jusqu’où ce professeur est-il capable d’aller pour faire sortir le meilleur de ses élèves ? ». C’est beau, c’est tragique, c’est puissant.

Sans parler du jazz, des morceaux choisis et interprétés pour le film, qui lui rendent toute son intensité et sa poésie.
Je ne pense pas qu’être fan ou amateur de jazz soit un prérequis essentiel pour le regarder. Ceux qui n’y connaissent rien (un peu comme moi. Même si c’est un genre que j’aime bien) ou qui préfèrent le rap ou le hip-hop seront, je pense, tout aussi transportés. Parce que justement, les morceaux instrumentaux de jazz amènent l’action et la soulignent parfaitement et je n’aurais pas vu un autre genre musical prendre le pas sur celui-ci dans ce film…

Pour moi, « Whiplash » reste un des films les plus beaux et plus puissants que j’ai vu ces derniers mois. Monsieur avait donc raison, c’est bel et bien un chef d’œuvre !

Avez-vous déjà vu ce film ? Qu’en avez-vous pensé ?

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Split.

Oulalala, une bien trop longue absence sur le blog et je m’en excuse ! Beaucoup de choses ont bougé dans ma vie ces jours-ci car j’ai trouvé un nouveau travail (youpiiie) et j’ai eu énormément de choses à faire pour la cause ! Et entre tout cela, un court séjour en amoureux sur l’île de São Miguel dans l’archipel des Açores, dont je vous parlerai prochainement ! J’espère que vous me pardonnerez !

Retour donc à nos moutons ! Du coup, avec la chaleur qu’il a fait ce week-end sur Lisbonne (40 degrés à l’ombre, sans vent), il nous était impossible de faire quoi que ce soit à part d’être couché au lit, les doigts de pieds en éventail à survivre du mieux que l’on pouvait !
C’est pourquoi nous avons profité de cette canicule pour regardé un film que nous voulions voir, l’amoureux et moi-même, depuis longtemps, j’ai nommé : Split, du réalisateur M. Night Shyamalan (« Le sixième sens« ).

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Le speech : après une fête d’anniversaire, trois adolescentes se font enlever et enfermer pendant des jours dans un sous-sol. Leur kidnappeur, Kevin, souffre du trouble de personnalités multiples et en compte 23.
L’une des prisonnières, Casey, va se jouer des différentes personnalités de Kevin pour s’échapper. Mais, elle doit à tout prix trouver une solution avant que la 24ème personnalité de Kevin, la plus sombre et la plus dangereuse, ne survienne. Y parviendra-t-elle ?

Ce que j’en ai pensé : Je m’attendais à un thriller aux frontières du film d’horreur lorsque j’ai visionné la bande annonce pour la première fois. J’avais trouvé l’ambiance très oppressante, avec ce côté jouissif que les bons thrillers américains peuvent nous donner (enfin, pour moi du moins).

Mais c’est dans une dimension beaucoup plus psychologique que le film nous entraine et finalement, « Split » est encore mieux que ce que je ne m’étais imaginée !
Bien sûr, il y a tout un côté oppressant et stressant durant le film. Nous sommes dans un huit-clos, de jeunes adolescentes sont kidnappées et privées de la lumière du jour. Elles sont face à un psychopathe qui va se jouer d’elles et se présenter plusieurs fois par jour sous un autre visage (une femme, un enfant, un maniaque,…).  Alors, pour le côté oppressant, on est bien !

Mais la force du film ne réside pas dans cet aspect. Ce qui m’a vraiment plu, c’est le côté analytique de la personnalité de Kevin grâce au personnage de la psychiatre, le Dr.Fletcher qui est spécialisée dans les troubles de la personnalité multiple. On comprend qu’elle suit Kevin depuis des années et son personnage nous aide à mieux comprendre la maladie et à faire avancer l’intrigue (à savoir, que d’un moment à l’autre, sa 24ème personnalité va surgir et que ça risque de faire mal).

L’autre force de ce film, c’est sans aucun doute le jeu des acteurs qui est époustouflant de réalisme ! D’abord James McAvoy dans le rôle de Kevin qui a une facilité remarquable à passer d’une personnalité à l’autre en deux secondes. C’est incroyable de voir son travail d’acteur à l’oeuvre et de se dire qu’une même personne peut changer si fort en si peu de temps. Je m’incline devant une telle performance car cela ne doit vraiment pas être facile à mettre en place !
Et une autre mention spéciale pour la jeune Anya Taylor-Joy dans le rôle de Casey qui est remarquable de justesse ! A 21 ans, elle porte le film (presque) à elle toute seule puisque les deux autres jeunes filles sont des personnages (très) secondaires.
Dans ce genre d’histoire, elle aurait très bien pu surjouer ses émotions mais ici, elle a été très bien encadrée et joue tout en retenue, ce qui finalement, donne tout le ton au film.

Pour moi « Split » reste un des meilleurs films que j’ai vu cette année ! En deux heures, on ne s’ennuie pas une seule fois et dès les premières secondes, il n’y a aucune scène superflue ou inutile. Même s’il ne correspond pas à l’image que je m’en étais faite, il n’en reste pas moins une petite pépite du cinéma à mes yeux ! 🙂

Et vous, l’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

La belle et la bête.

Je dois probablement être la dernière sur cette Terre a avoir vu ce film au cinéma mais comme on dit si bien… Mieux vaut tard que jamais !

Depuis que Disney a annoncé cette adaptation (au moins un an, voire deux, je pense), je mourais d’envie de le voir ! Déjà parce que c’est un de mes Disney préférés (quoi !? Vous n’avez pas encore lu mon top 5 Disney ?) et puis parce que… Emma Watson quoi, pas besoin de m’étendre 3 ans à son sujet…

Mais du coup, cette version film, que vaut-elle vraiment ?

la belle et la bete lavienmots

Le speech : Belle est une jeune fille vivant dans un petit village français. Son charme et son intelligence font que bien souvent, elle est en marge des autres habitants. Un jour, son père Maurice se perd en forêt et trouve refuge auprès d’un château mystérieux. La Bête en fait son prisonnier et Belle ne pouvant le supporter, prend sa place…

Ce que j’en ai pensé : En voilà une belle adaptation ! Avec l’engouement des critiques et des divers blogs, j’avais peur d’être déçue mais que nenni ! Pendant deux heures, j’ai été replongé dans mon enfance et j’ai été émerveillée par les effets spéciaux et la magie de ce Disney si spécial à mes yeux…

Pour l’anecdote, il faut savoir que j’ai vu le film en anglais (sous-titrés portugais), du coup, j’ai eu un peu de mal au niveau des chansons car j’ai l’habitude de les entendre en français. Mais rien que leur mélodie m’a rendu nostalgique (ça m’a même mis la larme à l’oeil… Oui, je suis une fille sensible et alors ?).

Au niveau du contenu, on est à peu de choses près au même niveau que le dessin animé. Avec parfois un peu plus d’humour et parfois un peu plus de lenteur. Je pense notamment aux quelques chansons qui ont été rajoutées. Par rapport à celles-ci, mon avis est assez mitigé. Peut-être parce que j’ai trop l’habitude du dessin animé et que du coup, je suis sortie de ma « zone de confort ». Mais le gros point positif de celles-ci, c’est qu’elles nous permettent d’en apprendre plus sur le passé respectif de la Belle et la Bête.
Ce que j’ai beaucoup aimé aussi, c’est la manière dont ils ont traité le personnage de LeFou. Ici, il est beaucoup plus sensible et humain que dans la version dessin animé et, grande première pour Disney et pas des moindres, on s’interroge sur sa sexualité ! Pour un film à la base réservé aux enfants, je trouve qu’on fait (enfin) un pas en avant ! Sans trop l’introduire non plus (les enfants ne sont peut-être même pas susceptibles de le remarquer), on s’écarte un peu plus de schéma classique amoureux et je trouve cette démarche très ouverte d’esprit  !

Pour moi, l’atout majeur de ce film, ce sont les effets spéciaux ! J’aurais d’ailleurs voulu le voir en 3D, je suis sûre que ça ajoute une vraie plus value à l’image, mais vu que j’ai trainé pour aller le voir… Ça m’apprendra !
Les détails des personnages, particulièrement ceux de Lumière et Big Ben, sont à couper le souffle tant ils sont humanisés !  Sans parler, bien évidemment, de la Bête, réalisée en motion capture ! Cette nouvelle technique m’épatera toujours je pense, tant elle permet aux images techniques d’être réelles !

Et puis, il y a Emma watson. Comme une évidence au milieu de ce château magique ! Elle s’est appropriée le rôle de Belle à merveille : sensible, belle (sans blague, en même temps), discrète et réservée, avec un jeu tout en finesse ! Et Mon Dieu, j’aurais été à sa place, j’aurais fait pipi dans ma culotte de joie en enfilant la magnifique robe jaune (jamais dans l’excès avec moi) ! 🙂

Si ce n’est pas encore fait, je vous conseille vivement de le voir ! Si vous aimé le dessin animé, vous aimerez sans aucun doute cette adaptation 2017 !

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?